La part des Anges

 

Une simple danseuse a fait qu’il y a quelque temps 300 bouteilles se sont retrouvées dans le monde du silence, conseillée par la plus sérieuse maison de la côte.

L’histoire d’O continue depuis maintenant une douce éternité.

Je vous l’assure ; j’ai dégusté des vins d’ici et d’ailleurs. Rosace des vents au cap détraqué, que faire ? Les anges ont pris leur part – peu, c'est déjà beaucoup – et en plus, aucun coeur n'est blessé.

Chemin faisant sur cette terre inconnue où rien n'est là. Poussé du toit, falaise du vide associé à la création, sans lésé, saisissant sans l'expliquer, l’expression couché sur le papier glacé au grain fin mêlé de raison. L’impression clair obsur du talent marié, difficile à expliquer, nourriture de l’aveugle qui ne sait pas mendier. Supporté par sa canne frêle des beaux jours d'été. Avec ce qu’il reste, peu d’entre eux, cette soirée là, furent rendus au crachoir, gardant ainsi le goût fruité dans mon palais, tout un jardin…

En plus du côté artistique – chapeau de cire, robe de gangue, nouée de raphia au colbaque – le vin est aussi bon que délicieux.

Rassurées, d’autres prisonnières allaient connaître le frisson des abysses, bercées par leurs courants.

Si le cœur vous en dit, si vous êtes partants pour l’originalité rare de ramener une bouteille et son univers, je peux vous proposer cette étrange ivresse des profondeurs qui s’apparente à ma fée verte.

Une fois partis, vous ne reviendrez plus.